Depuis 2024, le tracking server side est sur toutes les lèvres dans l’univers du data marketing. Et pour cause : les bouleversements réglementaires et technologiques se multiplient. Parmi les plus marquants, la fin annoncée des cookies tiers sur Chrome initialement prévue pour le troisième trimestre 2024 (finalement repoussée). En juillet 2024, Google a déclaré qu’ils ne seraient pas supprimés dans l’immédiat. Selon Google Ads, cette transition pourrait avoir lieu en 2025, à condition que l’autorité britannique de la concurrence tranche certaines questions.
En parallèle, le Digital Markets Act (DMA), instauré par la Commission européenne impose aux géants du numérique appelés “contrôleurs d’accès” comme Google, de garantir la conformité du consentement utilisateur avant de permettre le moindre partage de données. C’est dans ce contexte que le Google Consent Mode V2 a été introduit, devenant obligatoire pour toutes les entreprises utilisant les services Google (notamment GA4 & Google Ads).
Ce nouveau mode de gestion du consentement a un impact direct sur la manière dont les données sont collectées, transformant profondément les pratiques du marketing digital (source).
Face à ces nouvelles contraintes, une question centrale émerge : comment continuer à collecter des données fiables, utiles et conformes aux réglementations en vigueur ? Le tracking server side s’impose alors comme une solution incontournable.
Dans cet article, je vais vous expliquer ce qu’est réellement le tracking côté serveur, en quoi il se distingue du tracking client side, quels sont ses avantages en matière de conformité RGPD, quelles solutions permettent de le mettre en place, et surtout comment l’implémenter concrètement via Google Cloud Platform, GTM et Stape.
Table des Matières
C’est Quoi le Tracking Server Side ?
Le tracking server side, ou suivi côté serveur en français est une méthode de collecte des données qui repose sur un serveur intermédiaire plutôt que sur le navigateur de l’utilisateur.
Concrètement, cela signifie que les événements de suivi comme des achats, des leads ou des clics sont envoyés depuis votre serveur vers les plateformes d’analyse ou de publicité (Google Analytics, Google Ads, Meta etc…) et non directement depuis le navigateur de l’internaute.
Ce modèle de transmission, dit serveur à serveur, offre un meilleur contrôle des données et contourne certains obstacles comme les bloqueurs de publicités ou les restrictions liées aux cookies tiers. Il repose généralement sur l’utilisation d’un TMS (Tag Management System), comme Google Tag Manager en mode Server-Side, que j’utiliserai comme référence dans cet article.
Parmi les principaux acteurs de cette approche, on retrouve :
- Le serveur GTM Server-Side (hébergé sur Google Cloud ou via des services tiers comme Stape.io)
- Les plateformes marketing (GA4, Meta, TikTok, etc…)
- Vos propres systèmes backend (CRM, CMS, etc…)
C’est une solution de plus en plus utilisée, notamment par les sites e-commerce et les plateformes SaaS pour garantir des données plus fiables tout en respectant les exigences de confidentialité.

Tracking Server Side vs Tracking Client Side
Pour bien comprendre l’intérêt du tracking server side, il est essentiel de savoir comment fonctionne le tracking traditionnel, dit client side. Lorsqu’on installe des solutions comme Google Analytics ou Google Ads via Google Tag Manager, les données du site sont directement envoyées depuis le navigateur de l’utilisateur vers les serveurs des outils Google. C’est le navigateur qui communique avec Google : chaque interaction (clic, page vue, conversion) est transmise en temps réel, sans passer par un serveur intermédiaire (voir schéma ci-dessous).

Ce mode de fonctionnement a longtemps été la norme, mais il présente plusieurs limites : exposition aux bloqueurs de publicité, perte de données en cas de lenteur du réseau ou de refus de consentement, dépendance aux cookies tiers, etc…
Le tracking server side vient répondre à ces enjeux. Dans ce modèle, les données du site web passent d’abord par une instance cloud configurée par vos soins (par exemple via Google Tag Manager Server Side hébergé sur Google Cloud Platform ou via une solution tierce comme Stape).
Les données transitent donc d’abord par votre propre serveur avant d’être envoyées vers les outils tiers comme Google Analytics ou Google Ads. Vous gardez ainsi un contrôle total sur les données collectées, leur traitement, et leur transmission (voir schéma ci-dessous).

Les Avantages du Tracking Server Side
Mettre en place un tracking côté serveur ne se limite pas à une question de performance technique. C’est aussi une réponse stratégique aux enjeux de confidentialité, de conformité RGPD et d’optimisation marketing. Voici les principaux bénéfices :
Amélioration de la Vitesse de Chargement des Pages
Avec le tracking client side, chaque outil de suivi (Meta, Pinterest, TikTok, etc…) nécessite le chargement d’une bibliothèque JavaScript. Résultat : plus de scripts, plus de requêtes HTTP, et un site qui ralentit. En passant par le server side, vous centralisez ces appels sur le serveur, ce qui allège significativement le poids côté navigateur.
Cela se traduit par un temps de chargement plus rapide, une meilleure expérience utilisateur, et même des gains en SEO (Google prend en compte la vitesse dans le classement).
Meilleur Contrôle sur les Données Envoyées
Le tracking server side vous permet de filtrer, transformer ou anonymiser les données avant qu’elles ne soient envoyées aux plateformes tierces. Contrairement au tracking côté client, où les scripts externes peuvent capturer des informations sensibles automatiquement, ici c’est vous qui décidez précisément quoi transmettre. Cela réduit considérablement les risques de fuites de données personnelles (PII) et vous aligne plus facilement sur les exigences du RGPD.
Hébergement des Données sur des Serveurs EU ou Privés
Autre avantage : vous pouvez choisir où les données transitent. En hébergeant votre infrastructure server side sur des serveurs situés dans l’UE ou dans un environnement cloud maîtrisé, vous renforcez votre conformité réglementaire. Cela facilite la transparence avec vos utilisateurs et vous protège contre certaines restrictions liées au transfert de données hors UE.
Moins de Dépendance aux Cookies Tiers
Le server side permet également de contourner les limites imposées par les navigateurs modernes (Safari, Firefox, bientôt Chrome) via des mécanismes comme Intelligent Tracking Prevention (ITP) ou Enhanced Tracking Protection (ETP). Puisque les données sont envoyées directement depuis votre serveur, elles ne sont pas affectées par les bloqueurs ou les restrictions de cookies, ce qui améliore la fiabilité de votre tracking.
Données plus Complètes et mieux Exploitées
Le tracking client side est souvent bloqué par des adblockers ou les protections navigateur, ce qui entraîne une perte de données. Avec le server side, les requêtes de tracking sont invisibles pour ces outils, ce qui vous permet de récupérer jusqu’à 10 à 30 % de données en plus, selon Empirik. Enrichies et plus fiables, ces données sont précieuses pour vos analyses, vos campagnes et vos optimisations marketing.
Comment Mettre en Place le Tracking Server Side ?
Voici le processus à suivre pour installer le tracking server side via Google Tag Manager (GTM). Je vais d’abord créer un conteneur côté serveur dans GTM puis l’implémenter via Google Cloud. Il est bien entendu possible de le faire avec d’autres fournisseurs. J’expliquerai également comment procéder via stape.io, une solution plus économique, adaptée aux petits budgets et aux petites entreprises.
La suite du processus consistera à envoyer les données vers le conteneur server side. Ensuite, j’expliquerai comment configurer les balises, les déclencheurs et les variables dans ce conteneur.
Enfin, une fois les données envoyées dans SGTM (Server-side Google Tag Manager), je les redirigerai vers Google Analytics 4 (GA4) et Google Ads à titre d’exemple. Pour terminer, j’effectuerai des tests et des vérifications via Tag Assistant et Debug View.
Comment Mettre en Place le Tracking Server Side Avec Google Cloud Platform
La première chose à vérifier est que Google Tag Manager soit bien installé sur votre site internet. Vous pouvez l’ajouter manuellement ou à l’aide d’un plugin si vous utilisez WordPress. Par exemple, si vous êtes sur WordPress, vous pouvez installer l’extension GTM4WP.
Voici les étapes que je vais suivre:
Je vais dans le menu « Ajouter une extension » (voir flèche orange dans l’image ci-dessous). Je recherche « GTM4WP » dans la barre de recherche. J’installe puis active l’extension (voir flèche bleue dans l’image ci-dessous).

Une fois l’extension activée, je me connecte à mon compte GTM et je copie mon identifiant GTM (voir flèche orange dans l’image ci-dessous).

Je reviens ensuite dans WordPress, j’accède au menu « Réglages », puis je clique sur « Google Tag Manager » (voir flèche rouge dans l’image ci-dessous). Je colle mon identifiant GTM dans le champ prévu à cet effet (voir flèche jaune dans l’image ci-dessous). Je m’assure que les paramètres suivants soient définis :
- « Activer/désactiver le code du conteneur » : Activé
- « Mode de compatibilité du code du conteneur » : Désactivé
Je clique ensuite sur « Enregistrer les modifications » (voir flèche verte dans l’image ci-dessous).

Une fois cette configuration effectuée, je peux passer à la mise en place du conteneur côté serveur. Voici comment procéder :
Je me connecte à mon compte GTM. Je vais dans le menu « Admin », puis je clique sur le bouton « + » (voir flèche bleue dans l’image ci-dessous).

Je donne un nom à mon conteneur (par exemple : SGTM – Léo Fuchs). Je sélectionne « Server » comme plateforme cible (voir flèche orange dans l’image ci-dessous). Je clique sur « Créer » (voir flèche bleue dans l’image ci-dessous).

Google Tag Manager me demande ensuite de sélectionner l’endroit où je souhaite héberger le serveur, ou plutôt la manière dont je veux le configurer pour le suivi. Je peux effectuer cette configuration automatiquement dans ce cas, elle se fera via Google Cloud Platform ou manuellement. Pour cet exemple, je vais opter pour l’option automatique (voir image ci-dessous).

Si vous êtes nouveau sur la plateforme Google Cloud Platform, il vous sera demandé de créer un compte de facturation (voir image ci-dessous). Cela signifie que vous devrez renseigner les informations de votre carte bancaire.
Rassurez-vous, vous ne serez pas facturé immédiatement et vous recevrez un crédit gratuit généreux de 300 $, ce qui vous permettra d’essayer le service gratuitement. Si celui-ci ne vous convient pas, vous pourrez à tout moment rétrograder votre abonnement. Dans tous les cas, cette étape est obligatoire pour la configuration.

En ce qui me concerne, je vais admettre que je suis nouveau et cliquer sur “Créer un compte de facturation” (voir image ci-dessus). Je dois ensuite choisir un compte Google et sélectionner mon pays à savoir “France” pour l’exemple (voir image ci-dessous). Je peux ensuite cliquer sur “Accepter et continuer”.

Pour terminer, je dois renseigner mes informations de paiement (voir image ci-dessous). Je peux ensuite cliquer sur “Commencer l’essai gratuit”.

Je dois ensuite attendre quelques minutes et je serai rediriger vers mon compte GTM côté serveur. Je peux dès lors cliquer sur mon identifiant GTM (voir flèche rouge dans l’image ci-dessous) et je choisis “Provisionner automatiquement le serveur de taggage” (voir flèche orange dans l’image ci-dessous).

Je choisis ensuite “Mon compte de facturation” (voir flèche orange dans l’image ci-dessous) et je clique sur “Sélectionner le compte de facturation et créer le serveur” (voir flèche verte dans l’image ci-dessous).

Une fois que le serveur est créé, je peux voir les informations associés dont l’ID du projet Google Cloud Platform, l’URL par défaut du serveur, etc… Ça me sera utile pour plus tard.

Une fois mon compte GTM côté serveur configuré, je peux remarquer qu’un onglet « Clients » apparaît dans la barre latérale de gauche (voir flèche orange sur l’image ci-dessous).
Cet onglet joue un rôle essentiel dans le paramétrage technique, car avant d’être envoyées au serveur, les données passent par une configuration côté client. Il est donc nécessaire qu’un élément du tracking côté serveur soit en mesure d’accepter et de traiter ces données entrantes.
C’est précisément à cela que sert l’onglet « Clients » : certaines requêtes nécessitent la présence d’au moins un client dans le conteneur serveur. Ce client reconnaît le type de requête reçue, ce qui permet ensuite de rendre les données disponibles pour les balises du conteneur.
Ainsi, une fois les données traitées par le client, des déclencheurs s’activent, ce qui entraîne à son tour l’activation des balises. Ces balises envoient alors les données vers des outils tiers tels que Google Analytics 4 (GA4) ou Google Ads.

L’objectif désormais est de retourner dans mon compte GTM côté client afin de transférer mes balises vers le compte GTM côté serveur.
Avant cela, en accédant à la section « Clients » dans SGTM – Léo Fuchs, je constate qu’un client GA4 est déjà prédéfini (voir image ci-dessous).

Je me rends donc dans mon compte GTM côté client (voir image ci-dessous), qui contient déjà plusieurs balises. Je commence par copier l’URL par défaut de mon serveur (voir plus haut), car elle me sera nécessaire pour le transfert.
Une fois connecté à mon compte GTM client side, je retrouve les balises déjà configurées, notamment celle de GA4 côté client (voir image ci-dessous).

Pour que les données soient désormais envoyées à mon serveur, plutôt qu’aux serveurs des fournisseurs directement, je procède comme suit :
Je clique sur la balise de configuration GA4, puis j’accède aux paramètres de configuration (voir flèche verte dans l’image ci-dessous). Ensuite, je clique sur « Ajouter un paramètre » (voir flèche orange dans l’image ci-dessous), je sélectionne «server_container_url » comme variable de configuration (voir flèche rouge dans l’image ci-dessous), puis je colle l’URL de mon serveur. Enfin, j’enregistre les modifications (voir flèche bleue dans l’image ci-dessous).

Concernant Google Ads, il faut d’abord vous assurer que le suivi et les conversions est correctement configuré côté client. Je vous invite à consulter mon article sur le suivi avancé des conversions Google Ads pour plus de détails.
Pour implémenter le suivi des conversions Google Ads côté serveur, il faut au préalable avoir configuré le conteneur SGTM et GA4 côté serveur car le suivi Google Ads côté serveur fonctionne uniquement sur la base de requêtes GA 4.
Ensuite, la mise en place du suivi côté serveur est très simple : il suffit de reconfigurer les balises comme cela a été fait côté client, mais cette fois dans votre compte GTM côté serveur. Cela inclut notamment la balise de remarketing et le conversion linker.
Pour les événements GA4, une fois que l’URL côté serveur a été renseignée dans la balise de configuration, chaque événement remontera automatiquement côté serveur, sans paramétrage supplémentaire.
En effet, cette modification s’applique à toutes les balises analytiques utilisant le même ID de suivi que la balise de configuration. Toutefois, il est important de vérifier le bon fonctionnement, ce que je vais faire immédiatement.
Pour m’assurer que les données côté client sont bien transmises au serveur, il faut ouvrir l’outil de prévisualisation à la fois côté client et côté serveur. Après avoir ouvert le Tag Assistant et déclenché la balise de configuration GA4 (voir la flèche verte dans l’image ci-dessous), il faut cliquer sur la balise et s’assurer que l’URL du serveur apparaît bien (voir la flèche orange dans l’image ci-dessous).

Côté serveur, je dois également observer une requête montante (voir la flèche bleue dans l’image ci-dessous). C’est le cas, cela signifie que la transmission fonctionne correctement.

Il est également possible de tester un événement spécifique. Pour ma part, j’ai testé mon formulaire de contact : lorsque celui-ci se déclenche côté client (voir flèche bleue dans l’image ci-dessous).

Une requête intitulée « wpform_submit » est également générée côté serveur (voir flèche verte dans l’image ci-dessous). Le test est donc concluant.

À ce stade, les données sont désormais envoyées à mon serveur, mais elles ne sont pas encore transmises aux outils tiers (GA4 en l’occurrence). Il est donc nécessaire de paramétrer les balises dans le conteneur côté serveur afin qu’elles puissent être envoyées aux autres outils (GA4 ou Google Ads).
Pour Google Ads, comme je l’ai mentionné précédemment, le processus est identique à celui mis en place côté client. Il faut juste paramétrer à nouveau les balises côté serveur. En revanche, pour GA4, il existe quelques subtilités.
Pour configurer cela, je me connecte à SGTM – Léo Fuchs (mon compte GTM côté serveur) et je clique sur « Créer une nouvelle balise » (voir flèche bleue sur l’image ci-dessous). On remarque déjà que le nombre de balises disponibles est plus restreint que du côté client.

Je sélectionne « Google Analytics » (voir flèche bleue dans l’image ci-dessous).

Une fois cette étape effectuée, je laisse les paramètres par défaut dans ma balise et je la nomme « GA4 – Serveur – Léo Fuchs » (voir image ci-dessous).

Ensuite, je dois configurer le déclencheur. Comme pour les balises, le choix en matière de déclencheurs est limité. Je sélectionne celui nommé « Personnalisé » (voir flèche bleue dans l’image ci-dessous).

Je nomme ce déclencheur « GA4 Déclencheur » et je souhaite qu’il soit configuré pour certains événements, à savoir lorsque le nom du client est égal à « GA 4 » (voir image ci-dessous).

Une fois cette configuration terminée, je peux enregistrer le déclencheur ainsi que la balise (voir image ci-dessous).

Il convient maintenant de vérifier que cette balise se déclenche correctement. Pour cela, je me connecte à Tag Assistant, côté client et côté serveur. Si du côté serveur, je constate que ma nouvelle balise se déclenche bien (comme l’illustre l’image ci-dessous), cela signifie que les données sont correctement envoyées depuis mon serveur vers celui du fournisseur, en l’occurrence celui de GA4.

Je peux également m’assurer que les informations ont bien été reçues en consultant l’onglet « DebugView » dans GA4 (voir capture d’écran).

À ce stade, tout est correct. Cependant, il y a un point fortement recommandé à prendre en compte. Il est essentiel de bien comprendre que l’URL du serveur vers lequel nous envoyons les données appartient à un domaine tiers, car l’URL de mon site et celle du serveur sont différentes.
Cela signifie que si nous envoyons ou recevons des requêtes depuis ce serveur, elles seront considérées comme des requêtes tierces. Or, dans le contexte de l’industrie, les cookies tiers sont déjà bloqués dans de nombreux environnements et pourraient l’être totalement à l’avenir. Par conséquent, nous devons modifier le domaine du serveur afin qu’il devienne un sous-domaine de notre propre site. Pour le faire, je vous oriente sur cette vidéo qui explique très bien comment procéder.
Comment Mettre en Place le Tracking Server Side Avec Stape ?
Stape est une solution clé en main. Certaines étapes sont similaires à celles utilisées pour Google Cloud Platform. Tout d’abord, à partir de mon conteneur côté client, je vais créer un conteneur côté serveur. Pour cela, je me rends dans « Admin » côté client et je clique sur « + » (voir image ci-dessous).

Je nomme mon conteneur « SGTM – Léo Fuchs » et je choisis « Server » (voir flèche orange sur l’image ci-dessous). Puis, je clique sur « Créer ».

Ensuite, je sélectionne « Provisionner manuellement le serveur de taggage » et j’aurai accès à un identifiant de configuration du conteneur que je vais copier (voir l’image ci-dessous).

Puis, je crée un nouveau compte Stape. Une fois sur la page d’accueil et connecté, je clique sur « Create sGTM container » (voir flèche bleue dans l’image ci-dessous).

Je suis redirigé vers une page où l’on me demandera de renseigner l’emplacement du serveur (France pour moi), le nom de mon conteneur côté serveur et l’identifiant de configuration du conteneur que j’avais préalablement copié. Je peux ensuite cliquer sur « Create Container » (voir image ci-dessous).

Ensuite, je dois choisir un plan de paiement (voir image ci-dessous). En ce qui me concerne, le plan à 20 euros me convient. Cependant, si votre site reçoit plus de 500 000 requêtes par mois, il faudra ajuster l’offre. Un bon moyen d’évaluer cela est de vérifier sur Google Analytics combien d’événements vous avez par mois.

Une fois le paiement effectué, le statut du conteneur doit afficher la mention « Running » (voir flèche bleue dans l’image ci-dessous), ce qui signifie que tout a été correctement paramétré.

Une autre paramétrage que je vais vous montrer sur Stape est la configuration d’un domaine personnalisé pour le conteneur côté serveur, ou « custom domain » en anglais. Pourquoi ? Car cela permet de définir des cookies prioritaires et de prolonger leur durée de vie.
Avec Stape, je vais configurer un domaine personnalisé. Pour ce faire, depuis mon tableau de bord, je clique sur « Add a custom domain » (voir flèche bleue dans l’image ci-dessous).

J’entre un nom de domaine personnalisé qui contient mon domaine principal. Par exemple, pour leofuchs.fr, je pourrais choisir sgtm.leofuchs.fr. Je n’opte pas pour un CDN, car j’en ai déjà un. Je sélectionne ensuite « Manually » pour la méthode de connexion (voir image ci-dessous).

Un enregistrement DNS s’affichera alors (voir image ci-dessous).

Il faudra associer une valeur dans l’éditeur de la zone DNS de mon hébergeur (SiteGround pour moi (voir image ci-dessous)).

Une fois cela effectué, lorsque je clique sur « Vérifier », la mention « Ready » doit apparaître (voir flèche bleue sur l’image ci-dessous).

Enfin, pour finaliser, j’accède aux paramètres de mon conteneur côté serveur et je modifie l’URL de mon serveur en y renseignant celle de mon sous-domaine (voir image ci-dessous).

Pour le reste, le processus est identique à celui de Google Cloud Platform. Il faut créer les balises Google Ads dans le conteneur server-side et ajouter l’URL du domaine personnalisé comme paramètre dans la balise Google Analytics côté client. Il faudra également paramétrer la balise GA4 côté serveur avec l’événement personnalisé, comme je l’ai fait pour Google Cloud Platform.
Pour implémenter le suivi des conversions Google Ads côté serveur, il faut au préalable avoir configuré le conteneur SGTM et GA4 côté serveur car le suivi Google Ads côté serveur fonctionne uniquement sur la base de requêtes GA 4.
Conclusion
Le tracking server side s’impose aujourd’hui comme une solution incontournable face aux limites du tracking traditionnel côté client. Grâce à cette approche, les entreprises peuvent améliorer la fiabilité des données, contourner les bloqueurs de publicités et surtout renforcer leur conformité avec le RGPD en gardant un contrôle plus strict sur les informations collectées.
Bien que sa mise en place demande une réflexion technique et des ressources (hébergement, configuration, maintenance), les bénéfices en termes de performance et de sécurité en valent largement la peine. Des solutions comme Google Cloud Platform ou Stape.io permettent d’adopter cette approche avec plus ou moins de complexité selon les besoins et les compétences disponibles.
Ressources utilisées pour la rédaction de l’article :
Google Tag Manager Server-side tagging tutorial with Google Analytics 4
How to Create Server GTM Container and Host It on Stape [Step-by-Step Guide]



